Jean-Claude Meynard et Joël Stein… géométries en duo.

Jean-Claude Meynard et Joël Stein vus par Philippe Vermes

Jean-Claude Meynard et Joël Stein – Deux géométries exposées en 2001  à la galerie Lavignes Bastille. Photo Philippe Vermes.

 Article H.F.Debailleux sur Jean-Claude Meynard et Joël Stein

L’INFINI MIS EN ABÎME

4 avril 2001 à 00:23

Par DEBAILLEUX HENRI-FRANÇOIS

L’infini, c’est un peu comme Rome: plusieurs chemins peuvent y mener. Et au moins deux, comme le met très bien en perspective cette exposition qui confronte les démarches de Joël Stein (né en 1926) et de Jean-Claude Meynard (né en 1951).

Au rez-de-chaussée de la galerie, une sélection d’oeuvres datées de 1960 à 1981 rappelle le parcours de Joël Stein, qui fut l’un des fondateurs (aux côtés de François Morellet notamment) du Grav (Groupe de recherche d’art visuel, créé en 1960, à Paris, et dissous en 1968). Elles s’amusent d’Accélération optique (titre d’une pièce), de compositions avec des trames, des labyrinthes, des trièdres… pour mettre en place des jeux visuels et des perspectives infinies.

Au premier étage, les oeuvres de Jean-Claude Meynard introduisent, elles, à une autre géométrie, non euclidienne celle-là, puisqu’il s’agit de la géométrie fractale. Celle avec laquelle Meynard (pilier du Mouvement fractal, créé en 1994) travaille depuis plus de dix ans, comme le rappelle en introduction la toile Cristaux (de 1991), suivie de quelques autres de différentes séries et surtout les toutes récentes. On y retrouve le travail sur la complexité, la mise en abîme, l’autosimilarité, les jeux d’échelle, le réseau qui anime la recherche de l’artiste, mais encore plus poussé qu’auparavant. Réalisées en impression numérique sous Plexiglas et en relief, elles saturent l’espace d’excès visuels (de signes, de lignes, de formes) et d’arborescences, pour évoquer l’effet papillon, qui, de fil en aiguille et de la chrysalide à la lumière, se cristallise lui-même en papillon et ainsi de suite. Spirales sans fin pour ouvrir de nouvelles perspectives et de nouveaux infinis, des plus petits aux plus grands et vice versa.

Galerie Lavignes-Bastille. 27, rue de Charonne, 75011.

 Jean-Claude Meynard et Joël Stein - Joël Stein et Jean-Claude Meynard - Le Grav, le Fractal... deux géométries en duo - Photo de Philippe Vermes

Jean-Claude Meynard et Joël Stein, Joël Stein et Jean-Claude Meynard – Le Grav, le Fractal… deux géométries en duo exposées en 2001 à la galerie Lavignes-Bastille – Photo Philippe Vermes

            

 

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