Triple actualité de Jean-Claude Meynard a SHANGHAI – CHINE

Invitation Expos 3

變形記, 分形藝術之動物寓言
Métamorphoses
Bestiaire Fractal

Du 13 mars au 10 avril 2016
Exposition à Shanghai
Galerie Dumonteil, Shanghai, Huangpu, Fuxing Middle
Rd, 523弄15号思南公馆22栋 101室 邮政编码: 200025

Du 24 mars au 27 mars 2016
Exposition à Hong Kong
Art Central Hong Kong

Du 29 avril au 2 mai 2016
Exposition à Peking
Art Beijin


Extrait du catalogue Métamorphoses, Bestiaire Fractal 
édité par la Galerie Dumonteil 
 Oeuvres de JC Meynard et texte du catalogue

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Métamorphoses – série Bestiaire Fractal  –  » Le Bélier « 

 création numérique sous Diasec / diptyque 165 x 120 cm x 2 – 2015

Hibou Night and Day Dyptique Web

Métamorphoses – série Bestiaire Fractal  –  » Le Hibou Night and Day « 

création numérique sous diasec / diptyque 160 x 96 cm x 2 – 2015

Nid d'Abeilles OK Final

Métamorphoses – série Bestiaire Fractal   » Nid d’Abeille « 

 création numérique sous diasec,  150 x120  cm – 2015

La FŽline

Métamorphoses – série Bestiaire Fractal   «  La Féline « 

 création numérique sous diasec, 77 x 110 cm – 2014

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Métamorphoses – série Bestiaire Fractal  –  » l’Arborescence du Cerf « 

 création numérique sous diasec, 108 x 135 cm – 2014

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 Métamorphoses – série Bestiaire Fractal   » Ourang Outang  « 

 création numérique sous diasec, 145 x 120 cm – 2016

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Métamorphoses – série Bestiaire Fractal – « La Roue du Paon »

création numérique sous diasec,  110 x 92  – 2014

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Métamorphoses – série Bestiaire Fractal –  » Le Nautilus « 

 création numérique sous diasec,   80 x 110 cm  – 2014

Hippo Spring 1

Métamorphoses – série Bestiaire Fractal –  » Hippocampe « 

 création numérique sous diasec, 156 x 120 cm – 2016

Mémoire d'ŽEléphantl

Métamorphoses – série Bestiaire Fractal –  » Mémoire d’Éléphant  » 

création numérique sous diasec, 77 x 110 cm – 2014

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Métamorphoses – série Bestiaire Fractal –  » Pegasus « 

création numérique sous diasec , 90 x 120 cm – 2014

MŽduse OK 1

Métamorphoses – série Bestiaire Fractal –   » Gorgones « 

 création numérique sous diasec, 94,5 x 129 cm – 2015

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Métamorphoses – série Bestiaire Fractal –  » Tortue YiJing « 

création numérique sous diasec, 120 x 96 cm – 2014

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Métamorphoses – série Bestiaire Fractal –  » Ouroboros « 

 création numérique sous diasec, 50 x 120 cm – 2014

Monarque Papillon fractal WEB

Métamorphoses – série Bestiaire Fractal –  » Le Monarque « 

création numérique sous diasec, 75 x 140 cm – 2014

Métamorphoses – Bestiaire Fractal

Texte du catalogue 
 

 L’œuvre de Jean-Claude Meynard, qui va de l’hyperréalisme à la géométrie fractale et à l’art numérique, est axée sur l’exploration de la complexité du réel et la place de l’homme au sein de cette complexité.

Depuis bientôt 40 ans, l’artiste a mis à jour des univers de la complexité à travers des créations picturales, sculpturales, scénographiques, et numériques, que la critique a pour habitude de classer en quatre grands cycles : Hyperréalisme (1974-76), Géométrie des Enigmes (1976-1980), Géographie des Corps (1980-1992) et Dimension Fractale de l’homme (1992 à nos jours)

C’est à partir de 1994, date à laquelle il cosigne le Manifeste « Fractaliste », que Jean-Claude Meynard rompt avec la perspective euclidienne pour des principes d’expansion, de saturation, et de réseaux à l’infini, repoussant ainsi les fondamentaux de la représentation classique du plan et de l’espace pour créer des images permettant d’appréhender le monde du XXIème siècle.

A partir de 2007, il travaille tout particulièrement sur une des icônes de la complexité : « Babel ». Concept qu’il a décliné sous des formes sculpturales emblématiques : la Tour, la Pyramide, les Monolithes de verre, la Sphère. Ces Babels ont été présentées en Chine, Turquie, Italie, et France. A ce jour, quatre Babels sont installées sur le pourtour Méditerranéen, la dernière née, la sculpture “World”, est installée en Chine.

Depuis cinq ans, l’oeuvre de JC Meynard s’est construite autour d’un concept tripartite qu’il a nommé « Métamorphoses, Hybrides et autres Mutations…». Une des premières réalisation visible de ce concept est “Le Papillon Fractal 2013 “, sculpture -métamorphose élaborée à partir d’une recomposition de la sculpture “ World ”.

Autour de ce concept, seront organisées en 2014 et 2015, à Paris, puis à Miami, une suite d’expositions présentant des oeuvres fractales toutes issues d’une même matrice de silhouettes humaines (Grand Palais Art Paris 2014, Scope Miami Beach Art Fair, U.S.A. 2014, The Art of Infinity, Gallery Mordoch, Paris, Miami, U.S.A 2015).

L’artiste va peu à peu élargir ce concept d’infinies métamorphoses à la figure animale et, en 2015, sur une proposition de Pierre Dumonteil, il va créer un Bestiaire Fractal qui sera le sujet de plusieurs expositions (Galerie Dumonteil, Paris, France – juin 2015, Musée Palazzo Tagliaferro, Andora, Italie – octobre 2015, Galerie Dumonteil, Hong Kong Fine Art Asia – octobre 2015, Mostra Arte, Palazzo Costanzi, Trieste, Italie – décembre 2015).

Dans le même temps, deux vidéos seront réalisées : « l’Animal Fractal que Je suis » et «  Infinies Métamorphoses ». “ Infinies Métamorphoses” sera présentée aux Musée des Arts et Métiers de Paris (octobre 2015). Ces deux vidéos, pour la première fois, traitent « visuellement » de l’œuvre de Meynard dans sa continuité en tant que métamorphose permanente.

Le Bestiaire Fractal est conçu à partir d’algorithmes de silhouettes humaines déjà présentes dans l’oeuvre de l’artiste, ce qui témoigne de la dynamique même de son parcours. Depuis les années 70, Jean-Claude Meynard compose et recompose à l’infini une œuvre qui s’auto-ressource et se métamorphose.

D’autre part, son Bestiaire, outre qu’il est une mise en oeuvre puissante du principe fractal, intègre le jeu même de la création.

Ordre, chaos, ordre… “Perturbations créatrices” dira l’artiste qui, sans cesse, va jouer de cet ordre et de ce chaos, pour que, du bouleversement, surgisse une image nouvelle, inconnue.

C’est ainsi, par une perturbation qui va rompre l’ordre initial, que la métamorphose va pouvoir se mettre en place et générer une représentation insoupconnée.

Les figures animales qui apparaissent ici, comme le Cerf ou les Gorgones, sont donc issues d’une désordonnance, presque d’une désobéissance, savamment organisée par l’artiste pour rompre l’ordre convenu du vivant, l’ordre appris, la grande séparation : homme, animal, et montrer la vie comme un algorithme sans fin ni limite, immense fractal composé de flux et arborescences d’où jaillit par instants une “ figure identifiable ” mais qui aussitôt s’échappe vers une autre métamorphose.

Dans ce Bestiaire, l’animal n’est pas plus tout à fait un animal, c’est un homme, mais ce n’est pas un homme, c’est un homme en devenir d’homme, ou un animal en devenir d’animal… le vivant n’est pas dans l’image fixe, il est dans le mouvement, la fluctuation… ainsi l’oeil tout rond du Hibou fait comme des ronds dans l’eau, comme la figure de l’Oiseleur épouse le vol palpitant des oiseaux…

Par la démultiplication infinie de la silhouette humaine à des échelles différentes qui compose la figure de l’animal, Meynard donne à voir le passage du vivant, d’un état à un autre état, l’aller-venir de l’homme à l’animal, dans les limites hésitantes du vivant.

A la frontière de l’homme et de l’animal, est-ce que la nature hésite ?

Ce Nid d’Abeille tout enveloppé d’une voilette humaine… cette Féline entièrement composée de la figure répétive d’un scribe… ce Paon qui se déploie en plumes d’hommes et qui miroite en vanité de Narcisse…cet Eléphant et ce Papillon Monarque partageant, pour qui sait regarder, la même architecture d’un visage d’homme démultiplié…et ce Nautilus, tel une origine du monde, tenant dans sa courbe de conque, des corps humains nus, à naitre… courbe de conque aussi que les cornes du Bélier, comme quoi les métamorphoses se déploient aussi d’un animal à l’autre, infinies métamorphoses…

Il y a là un mélange des territoires, une abolition des frontières, qui oblige à un nouveau regard, une nouvelle intelligence : où commence l’animal et où finit l’homme?

“ L’Animal fractal que je suis” * dira Meynard signifiant ainsi l’incertitude ontologique de toute identité, le glissement possible d’une forme à une autre forme, comme si le concept même de la métamorphose était désormais inscrit dans l’ADN du vivant : “ Je suis donc je change…” Aire de jeu rêvée pour un plasticien que de pouvoir ainsi recomposer le vivant, le reprogrammer jusqu’à inventer une mythologie nouvelle.

Comme l’écrit, GianCarlo Pagliasso, critique d’art et professeur en esthètique de l’art, les animaux de Meynard renouvellent l’iconographie traditionnelle en rendant perceptible l’articulation entre le naturel et l’historique, le symbolique et le réel. C’est en cela que son travail est le plus remarquable : esquisser l’insertion de l’infini dans le fini plutôt que de présenter une forme définitive, fermée à tout interprétation. Parmi l’un des premiers en France à avoir saisi les potentialités de la démarche fractale pour la création artistique, il en a aussi exploré toutes les implications en en faisant un outil de recherche et de découverte. Il a pu ainsi interroger la complexité et le caractère chaotique des phénomènes physiques en vue d’une meilleure compréhension du monde.

Le Bestiaire Fractal de Jean-Claude Meynard s’intègre dans cette perspective, réunissant à la fois les dimensions esthétiques et cognitives, il interroge l’identité et la légitimité de la place de l’homme dans le monde.

Il était naturel que Pierre Dumonteil, spécialiste passionné et exigeant de sculptures et représentations animalières, dont les galeries à Shanghai, Paris, et New-york, présentent les meilleurs artistes, s’intéresse à cette vision fractale de l’animal en ce qu’elle constitue une approche prémonitoire des bouleversements et métamorphoses du XXIème siècle, et s’il a choisi Pégasus en ouverture de l’exposition, cheval bondissant, immédiatement emblématique, c’est parce que, sans doute, il est entièrement composé d’une silhouette humaine aux quatre membres déployés, représentation de l’homme de la Renaissance par Leonard de Vinci… Une sacrée métamorphose.

Liza Zwann

* L’expression est une re-création du titre du dernier livre de Jacque Derrida : “ L’Animal que donc je suis “

 

 

 

 

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