COMMENT REGARDER UNE OEUVRE D’ART…

Mis en avant

 Ces photos ont été prises à la GALERIE LELIA MORDOCH, le 10 avril 2014

lors du vernissage de l’exposition de JEAN-CLAUDE MEYNARD

  » MÉTAMORPHOSES, HYBRIDES ET AUTRES MUTATIONS… »

COMMENT REGARDER UNE OEUVRE D’ART…

p1060129-copie-72jpg

TOURNER LE DOS…

p1060105-copie-72jpg

TOURNER LE DOS TOUS EN MÊME TEMPS…

IGNORER...

IGNORER…

SE REGARDER...

SE REGARDER…

p1060146-copie-72jpg

REGARDER l’OEUVRE DANS UN LIVRE…

ECRIRE...

ECRIRE…

PHOTOGRAPHIER...

PHOTOGRAPHIER…

REGARDER LA PHOTO...

REGARDER LA PHOTO…

FIMER...

FILMER L’ARTISTE…

JOUER...

JOUER AVEC L’OEUVRE…

REGARDER DERRIÈRE...

REGARDER DERRIÈRE…

PENCHER LA TÊTE...

PENCHER LA TÊTE…

LEVER LES BRAS...

LEVER LES BRAS…

CARESSER L'OEUVRE...

CARESSER L’OEUVRE…

S'INTERROGER...

S’INTERROGER…

SCRUTER INTENSÉMENT...

SCRUTER INTENSÉMENT…

NE PAS QUITTER DES YEUX….

NE PAS QUITTER DES YEUX…

DEMEURER FACE À FACE...

DEMEURER FACE À FACE…

DEVENIR OMBRE ET LE TABLEAU LUMIÈRE...

DEVENIR OMBRE ET LE TABLEAU LUMIÈRE… Merci à Monsieur Pascal Lansberg

Elisabeth Préault – Texte sur « Les Hybrides » de Jean-Claude Meynard – Extrait du Livre La Géométrie des Enigmes –

Métamorphoses et Hybridations dans l’oeuvre de Jean-Claude Meynard – 2010

  À travers une œuvre qui va de l’hyperréalisme au fractal, Jean Claude Meynard a décliné deux thèmes majeurs : l’identité et le double.
Dès les années 70, avec les séries, Shizophrénie, le Jeu, Corps et Ames, jusqu’à la Matrice de Babel en 2009 où la silhouette humaine se fractalise et se démultiplie, il n’a cessé d’interroger ce « Je » qui est un « Autre ».
 Un « Autre Mythique » qu’il explore aujourd’hui avec la figure de Babel – tour de pierres qu’il a transformée avec le fractal, sa géométrie d’exécution, en une architecture d’hommes, réalisant ainsi sa première forme hybride.C’est sous ce signe de Babel qu’il a justement placé tous ses hybrides pour en signifier l’aspect transgressif. Elever une tour jusqu’au ciel est un défi aux lois humaines ; les hybrides de Meynard sont un défi aux fiches signalitiques de l’œuvre d’art : une date, un titre, une définition, un genre, une influence, une histoire. Meynard bouscule cet appareillage de la connaissance.Déjà il bouscule le temps. En rapprochant ses œuvres d’époques souvent très éloignées, en bannissant les genres, en recomposant l’hyperréalisme avec le fractal, il crée une brisure chronologique. Le temps cesse d’être linéaire, il devient spirale, zigzag, télescopage. Un temps inédit. Inventé. La Barque - peinture acrylique sur toile - 1975 / Ondes - Estampe sous plexiglas - 2004La Barque – peinture acrylique sur toile – 1975 / Ondes – Estampe sous plexiglas – 2004Comme l’espace. En hybridant ses œuvres, Meynard opère un changement d’optique et d’échelle, et l’œuvre nouvelle qu’il met à jour s’organise à l’intérieur d’un cadre absolument imaginaire.
Le parcours de Meynard, qui a porté sur le réel et la figuration de l’homme, a toujours été celui d’un chercheur de formes. Aujourd’hui, avec ses Hybrides, il explore la forme même de son œuvre. Par la combinatoire qu’il a mise au point, il greffe, associe, reformule, recompose ses propres toiles, comme si, en elles-mêmes, elles n’avaient pas tout montré, qu’elles contenaient d’autres possibles, d’autres figures, d’autres sens, d’autres toiles.
En cela, ce travail d’expérimentation qu’il réalise avec ses œuvres est aussi un mode de connaissance. Une toile qu’on penserait depuis longtemps connue, c’est à dire apprivoisée par le regard, une fois hybridée peut se révéler sauvage, méconnaissable.

Image 4

Ainsi quand Meynard réalise : « Icône I », hybride de l’Escalier de 1975, avec les Icares de 1995, et un Moucharabieh de 2005, il libère, enrichit, ou renouvelle les œuvres qui composent cet hybride.Dans une première approche, c’est le motif de la spirale, commun à ces trois œuvres, qui permet leur hybridation. Puis le travail de recréation donne à voir plus et autrement. L’escalier avec son mort énigmatique va au-delà de son référent visuel – cinématographique.En l’hybridant avec les Icares, Meynard dévoile sa dimension métaphysique, celle de la chute de l’homme. Quant aux Icares qui, par leur envol héroïque, défient la loi humaine, l’Escalier prosaïque leur apporte la dimension profane, la banale condition de l’homme, la chute sans grandeur.

Le Moucharabieh, lui, par son caractère intemporel, spiralé, presque byzantin, greffe les deux toiles d’une marque icônique. Ainsi Meynard, en hybridant ses trois œuvres, en les réinventant, réalise un grand icône sur la condition humaine : un panorama existentiel.

Meynard a toujours travaillé sur la forme – entre hyper réalité et géométrie fractale – il a tracé les figures du réel et de l’homme, et montré qu’une forme était toujours en devenir, en transformation et renouvellement. C’est pourquoi ses hybridations sont possibles, et fulgurantes, parce déjà en germes dans son parcours.

En faisant naître ses hybrides, en faisant de son art, de ses propres toiles, sa matière première et son terrain d’expérimentation, Meynard ouvre un champ de création à la combinatoire illimitée, et au delà, dans ce rapport particulier, dans ce duo qu’il a établi avec son œuvre, il crée un jeu de miroir – peintre et œuvre, qui regarde l’autre ?

ELISABETH PRÉAULT – juin 2010

Throughout works ranging from hyper-realism to fractal depiction, Jean-Claude Meynard has been a vehicle for two major themes: identity and the doppelgänger. From the 70’s, with the Schizophrenia, Games, Body and Soul series, all the way to the Matrix of Babel in 2009, where the human silhouette is fractured and multiplied, he has ceaselessly pondered this “I” which is an “Other”.

Here’s a “Mythical Other” which he is exploring today with the figure of Babel – a stone tower that he has transformed through his use of fractal geometry, turned into an architecture of Man, producing his first hybrid form.

It is precisely under the sign of Babel that he has put all of his hybrids to convey a transgressive feeling. Raising a tower into the sky defies human laws; Meynard’s hybrids are a defiance of the fact sheets of art works: a date, a title, a definition, a genre, an influence or a history. Meynard upsets this knowledge format. For a start, he upsets time. By juxtaposing his works from often very distant periods, by banning genres and by recomposing hyper-realism with fractal geometry, he creates a time warp. Time is no longer linear, it spirals, zigzags and telescopes. A new time. Invented. Like for space. By hybridizing his works, Meynard forces a change of optics and scale, and the new work that he updates is organized within an absolutely imaginary setting.

Meynard’s trajectory, geared towards reality and the human figure, has always been that of a seeker of shapes. Today, with his Hybrids, he is exploring the very shape of his work. By the combinations he’s perfected, he transplants, associates, reformulates and recomposes his own paintings, as if, by themselves, they had not yet revealed that they contained other possibilities, other figures, other meanings and other paintings.

Thus, this experimental task he’s doing with his works is also a gateway to knowledge. A painting that we thought was long ago understood – or tamed by the gaze – as soon as it’s hybridized – can reveal itself as wild and unrecognizable. So when Meynard paints “Icône 1”, a hybrid of “The Stairs” (1975) with “Icari” (1995) and Mashrabiya (2005), he liberates, enriches or renews the works making up this hybrid.

In a first approach, there’s the spiral motif, common to these three works, which enables their hybridization. Then the task of re-creation appears increasingly and diversely. “The stairs” with its enigmatic cadaver goes beyond its cinematographic visual reference.By hybridizing it with the Icari, Meynard reveals its metaphysical dimension, that of the Fall of Man. As for the Icari, who, via their heroic flight, defy human law, the stark Stairs provides them with an earthly dimension, the mundane human condition, the inglorious Fall. The Mashrabiya, through its timeless, spiralling and quasi-Byzantine character, implant an iconing imprint to the other two paintings. Thus Meynard, by hybridizing his three works and by reinventing them, produces one large icon for the human condition: an existential panorama.

Meynard has always worked on forms – whether they be in hyper-reality or fractal geometry – he traces figures from reality and from mankind, and shows that a shape has always been in progress, in transformation and renewal. That is why his hybridizations are do-able and striking, since they are already in germination in his artwork trajectory.

By giving birth to his hybrids, by using his art, his own paintings as his raw materials and his field laboratory, Meynard opens the creative path to unlimited combinations and beyond. In this special relationship, this duo he plays with his own works, he is creating mirrored interplay – painting and works, who is staring at whom?

Elisabeth Préault / 
Translated by Richard Prevett

  • Bibliographie Elisabeth Préault
  • Julius Terman – Roman – Edition Balland – 1992
  • Les Visages Pâles – Roman – Editions Gallimard – 1997
  • Les Hybrides – Babel, la Géométrie des Enigmes, l’oeuvre de Jean-Claude Meynard – Editions Fragments International – 2010
  • Les Effacées, conversation avec un critique d’art – Préface du catalogue du sculpteur Pascal Bazilé, pour l’exposition « Fleurs de Fer », Galerie Claudio Botello, Turin, Italie, 2011
  • Toile de Fond, préface du catalogue de Corinne de Battista, 2013

Comment regarder une oeuvre d’art….

Ces photos ont été prises lors du vernissage de l’exposition de Jean-Claude Meynard  » Métamorphoses, Hybrides et autres mutations… » à la Galerie Lelia Mordoch-Paris, le 10 avril 2014.

TOURNER LE DOS !

TOURNER LE DOS …

TOURNER LE DOS !

TOURNER LE DOS TOUS EN MÊME TEMPS…

IGNORER...

IGNORER…

REGARDER L'OEUVRE DANS LE LIVRE...

REGARDER L’OEUVRE DANS UN LIVRE…

REGARDER L'ARTISTE...

FILMER L’ARTISTE… 

ECRIRE...

ECRIRE…

DIALOGUER DANS L'OMBRE...

SE PARLER DANS L’OMBRE…

PENCHER LA TÊTE...

PENCHER LA TÊTE…

NE PAS QUITTER DES YEUX...

NE PAS QUITTER DES YEUX…

P1060125 copie.72jpg

LEVER LES BRAS…

P1060137 copie.72jpg

PHOTOGRAPHIER…

REGARDER LA PHOTO...

REGARDER LA PHOTO…

SCRUTER...

SCRUTER INTENSÉMENT…

S'INTERROGER…

S’INTERROGER…

REGARDER DERRIERE

REGARDER DERRIÈRE…

TOUCHER POUR VOIR...

TOUCHER EN SOURIANT…

JOUER...

JOUER…

VIVRE UNE EMOTION...

VIVRE UNE EMOTION…

REGARDER...

RESTER FACE À FACE…

P1060159 copie.72jpg

DEVENIR OMBRE… ET LE TABLEAU LUMIÈRE ( Merci à Mr Pascal Lansberg )

Le Long d’une Médiane Médite une Figure….

Le Long d’une Médiane Médite une Figure…. 

Jean-Claude Meynard " Métamorphose"  Impression numérique sous plexiglas - 150 x 90 - 2014Oeuvre présentée à ART PARIS - GRAND PALAIS 2014 chez Lélia Mordochet exposée à la galerie Lelia Mordoch du 11 avril au 17 mai 2014

Jean-Claude Meynard  » LABYRINTHE  » – 2014 –  Impression numérique sous plexiglas 150 x 90  –  Oeuvre présentée à ART PARIS 2014 – GRAND PALAIS chez Lélia Mordoch et exposée à la galerie Lelia Mordoch du 11 avril au 17 mai 2014

metamorphose-512x250 copie

Jean-Claude Meynard  » Métamorphose » 2014 – Impression numérique sous plexiglas – 150 cm x 90 cm – Oeuvre exposée à ART PARIS 2014, GRAND PALAIS chez Lélia Mordoch Exposée du 10 Avril au 17 mai à la Galerie Lélia Mordoch – Paris

A l’art géométrique succède, comme il se doit, l’art dit numérique.

Qui dit numérique, dit numéro, algorithme, succession, évolution : fractales.

L’homme et le papillon en noir et blanc et en couleurs voisinent dans l’œuvre de Jean-Claude Meynard. L’homme papillonne dans la pensée de l’infini qui l’a précédé et de l’infini qui lui succédera, maillon perdu d’une chaîne qui n’en finit plus.

J’ai certainement un ancêtre fakir. Vous aussi. Il est probable que nous ayons des ascendants de toutes les couleurs. D’aucuns disent même que nous descendons du singe. Qu’il figure l’homme, parfois la femme, des poissons ou des papillons, Jean-Claude Meynard les projette dans des passés et des futurs aléatoires. Il n’est jusqu’au triangle qui ne donne le vertige.

Au stable, il préfère l’instable, le mouvement qui déplace les lignes.

Le long d’une médiane médite une figure, il n’y a aucune raison pour qu’elle s’arrête, bien sûr il y a le cadre, mais l’imagination l’éclate et guide au-delà du tableau cette silhouette d’humain dans les pleins et les vides d’un monde en expansion suspendu entre le néant et l’infini. 
Le Long d’une Médiane Médite une Figure…

Lélia Mordoch – Avril 2014

ART PARIS 2014 – JC MEYNARD – Galerie Lélia Mordoch

Image

Annonce Art Paris

 

ART PARIS 2014 - JC Meynard - Galerie Lelia Mordoch - E 20

ART PARIS 2014 – JC Meynard – Galerie Lelia Mordoch – E 20 – Oeuvre  » Delta « 

Art Paris 2014 - Grand Palais - JC Meynard  chez Lella Mordoch - Stand 020

Art Paris 2014 – Grand Palais – JC Meynard chez Lella Mordoch – Stand 020

"Delta " - Impression numérique sous plexiglas - 120 cm x 120 cm - 2001

« Delta  » – Impression numérique sous plexiglas – 120 cm x 120 cm – 2001

 

 

La Monnaie de Paris / Jean-Claude Meynard / Géométrie Fractale

Mis en avant

Edition d’une suite de médailles calendaires

« Géométrie Fractale » 1996 – 2000

 

calendriers-fractals-cc-copie

  • Artiste plasticien :  Jean-Claude Meynard   
  • Concepteur :  Gilles Bastianelli
  • Réalisation : Atelier de gravure de la Monnaie de Paris – Collection Générale

 

 

Jean-Claude Meynard par Elisabeth Préault – Extrait du Livre « Babel, la Géométrie des Enigmes »

 Métamorphoses et Hybridations dans l’oeuvre de Jean-Claude Meynard

 
  À travers une œuvre qui va de l’hyperréalisme au fractal, Jean Claude Meynard a décliné deux thèmes majeurs : l’identité et le double.
Dès les années 70, avec les séries, Shizophrénie, le Jeu, Corps et Ames, jusqu’à la Matrice de Babel en 2009 où la silhouette humaine se fractalise et se démultiplie, il n’a cessé d’interroger ce « Je » qui est un « Autre ».
 Un « Autre Mythique » qu’il explore aujourd’hui avec la figure de Babel – tour de pierres qu’il a transformée avec le fractal, sa géométrie d’exécution, en une architecture d’hommes, réalisant ainsi sa première forme hybride.C’est sous ce signe de Babel qu’il a justement placé tous ses hybrides pour en signifier l’aspect transgressif. Elever une tour jusqu’au ciel est un défi aux lois humaines ; les hybrides de Meynard sont un défi aux fiches signalitiques de l’œuvre d’art : une date, un titre, une définition, un genre, une influence, une histoire. Meynard bouscule cet appareillage de la connaissance.Déjà il bouscule le temps. En rapprochant ses œuvres d’époques souvent très éloignées, en bannissant les genres, en recomposant l’hyperréalisme avec le fractal, il crée une brisure chronologique. Le temps cesse d’être linéaire, il devient spirale, zigzag, télescopage. Un temps inédit. Inventé. La Barque - peinture acrylique sur toile - 1975 / Ondes - Estampe sous plexiglas - 2004La Barque – peinture acrylique sur toile – 1975 / Ondes – Estampe sous plexiglas – 2004Comme l’espace. En hybridant ses œuvres, Meynard opère un changement d’optique et d’échelle, et l’œuvre nouvelle qu’il met à jour s’organise à l’intérieur d’un cadre absolument imaginaire.
Le parcours de Meynard, qui a porté sur le réel et la figuration de l’homme, a toujours été celui d’un chercheur de formes. Aujourd’hui, avec ses Hybrides, il explore la forme même de son œuvre. Par la combinatoire qu’il a mise au point, il greffe, associe, reformule, recompose ses propres toiles, comme si, en elles-mêmes, elles n’avaient pas tout montré, qu’elles contenaient d’autres possibles, d’autres figures, d’autres sens, d’autres toiles.
En cela, ce travail d’expérimentation qu’il réalise avec ses œuvres est aussi un mode de connaissance. Une toile qu’on penserait depuis longtemps connue, c’est à dire apprivoisée par le regard, une fois hybridée peut se révéler sauvage, méconnaissable.

Image 4

Ainsi quand Meynard réalise : « Icône I », hybride de l’Escalier de 1975, avec les Icares de 1995, et un Moucharabieh de 2005, il libère, enrichit, ou renouvelle les œuvres qui composent cet hybride.Dans une première approche, c’est le motif de la spirale, commun à ces trois œuvres, qui permet leur hybridation. Puis le travail de recréation donne à voir plus et autrement. L’escalier avec son mort énigmatique va au-delà de son référent visuel – cinématographique.En l’hybridant avec les Icares, Meynard dévoile sa dimension métaphysique, celle de la chute de l’homme. Quant aux Icares qui, par leur envol héroïque, défient la loi humaine, l’Escalier prosaïque leur apporte la dimension profane, la banale condition de l’homme, la chute sans grandeur.

Le Moucharabieh, lui, par son caractère intemporel, spiralé, presque byzantin, greffe les deux toiles d’une marque icônique. Ainsi Meynard, en hybridant ses trois œuvres, en les réinventant, réalise un grand icône sur la condition humaine : un panorama existentiel.

Meynard a toujours travaillé sur la forme – entre hyper réalité et géométrie fractale – il a tracé les figures du réel et de l’homme, et montré qu’une forme était toujours en devenir, en transformation et renouvellement. C’est pourquoi ses hybridations sont possibles, et fulgurantes, parce déjà en germes dans son parcours.

En faisant naître ses hybrides, en faisant de son art, de ses propres toiles, sa matière première et son terrain d’expérimentation, Meynard ouvre un champ de création à la combinatoire illimitée, et au delà, dans ce rapport particulier, dans ce duo qu’il a établi avec son œuvre, il crée un jeu de miroir – peintre et œuvre, qui regarde l’autre ?

ELISABETH PRÉAULT – juin 2010

Throughout works ranging from hyper-realism to fractal depiction, Jean-Claude Meynard has been a vehicle for two major themes: identity and the doppelgänger. From the 70’s, with the Schizophrenia, Games, Body and Soul series, all the way to the Matrix of Babel in 2009, where the human silhouette is fractured and multiplied, he has ceaselessly pondered this “I” which is an “Other”.

Here’s a “Mythical Other” which he is exploring today with the figure of Babel – a stone tower that he has transformed through his use of fractal geometry, turned into an architecture of Man, producing his first hybrid form.

It is precisely under the sign of Babel that he has put all of his hybrids to convey a transgressive feeling. Raising a tower into the sky defies human laws; Meynard’s hybrids are a defiance of the fact sheets of art works: a date, a title, a definition, a genre, an influence or a history. Meynard upsets this knowledge format. For a start, he upsets time. By juxtaposing his works from often very distant periods, by banning genres and by recomposing hyper-realism with fractal geometry, he creates a time warp. Time is no longer linear, it spirals, zigzags and telescopes. A new time. Invented. Like for space. By hybridizing his works, Meynard forces a change of optics and scale, and the new work that he updates is organized within an absolutely imaginary setting.

Meynard’s trajectory, geared towards reality and the human figure, has always been that of a seeker of shapes. Today, with his Hybrids, he is exploring the very shape of his work. By the combinations he’s perfected, he transplants, associates, reformulates and recomposes his own paintings, as if, by themselves, they had not yet revealed that they contained other possibilities, other figures, other meanings and other paintings.

Thus, this experimental task he’s doing with his works is also a gateway to knowledge. A painting that we thought was long ago understood – or tamed by the gaze – as soon as it’s hybridized – can reveal itself as wild and unrecognizable. So when Meynard paints “Icône 1”, a hybrid of “The Stairs” (1975) with “Icari” (1995) and Mashrabiya (2005), he liberates, enriches or renews the works making up this hybrid.

In a first approach, there’s the spiral motif, common to these three works, which enables their hybridization. Then the task of re-creation appears increasingly and diversely. “The stairs” with its enigmatic cadaver goes beyond its cinematographic visual reference.By hybridizing it with the Icari, Meynard reveals its metaphysical dimension, that of the Fall of Man. As for the Icari, who, via their heroic flight, defy human law, the stark Stairs provides them with an earthly dimension, the mundane human condition, the inglorious Fall. The Mashrabiya, through its timeless, spiralling and quasi-Byzantine character, implant an iconing imprint to the other two paintings. Thus Meynard, by hybridizing his three works and by reinventing them, produces one large icon for the human condition: an existential panorama.

Meynard has always worked on forms – whether they be in hyper-reality or fractal geometry – he traces figures from reality and from mankind, and shows that a shape has always been in progress, in transformation and renewal. That is why his hybridizations are do-able and striking, since they are already in germination in his artwork trajectory.

By giving birth to his hybrids, by using his art, his own paintings as his raw materials and his field laboratory, Meynard opens the creative path to unlimited combinations and beyond. In this special relationship, this duo he plays with his own works, he is creating mirrored interplay – painting and works, who is staring at whom?

Elisabeth Préault / 
Translated by Richard Prevett

  • Bibliographie Elisabeth Préault
  • Julius Terman – Roman – Edition Balland – 1992
  • Les Visages Pâles – Roman – Editions Gallimard – 1997
  • Les Hybrides – Babel, la Géométrie des Enigmes, l’oeuvre de Jean-Claude Meynard – Editions Fragments International – 2010
  • Les Effacées, conversation avec un critique d’art – Préface du catalogue du sculpteur Pascal Bazilé, pour l’exposition « Fleurs de Fer », Galerie Claudio Botello, Turin, Italie, 2011
  • Toile de Fond, préface du catalogue de Corinne de Battista, 2013