Corinne de Battista par Elisabeth Préault – Préface catalogue 2013 –  » Toile de Fond ».

TOILE DE FOND 

Par définition tout créateur est hanté, puisque toute création est comme la mise à jour d’une image obsédante, un dévoilement de fantôme.

Corinne de Battista n’échappe pas à cette règle, mieux, elle en joue : les fantômes occupent son territoire. Des fantômes dont elle ignore tout et qu’elle fréquente pourtant, avec lesquels elle vit, elle dort, elle s’entretient, fantômes qu’elle recherche inlassablement dans toutes les mémoires, la sienne et celle des autres… photos ! divins pièges à fantômes, les réapparus du passé… C’est dans le domaine publique,  brocantes, marché aux puces, ou collections d’amateurs, que Corinne de Battista débusque sa matière première… photographies de fin de siècle, le XIXème, clichés de studio, photos de classe, portraits de famille avec dames, avec messieurs, avec enfants. Elle dit : « Les enfants surtout sont impressionnants dans leurs habits du dimanche, un peu guindés, ils ne sourient pas et ils posent gravement… pour qui ?»

" Le Petit Modèle" Corinne de Battista
 » Le Petit Modèle » Corinne de Battista

Anonymat. Anonymat des gens sur les photos, anonymat des photographes, seule l’époque est décelable – par ses accessoires, ses costumes, ses jeux –  c’est l’époque des enfants immobiles. Normal, en habits du dimanche, il n’est pas question de courir, ni de froisser sa robe, il est même question d’arrêter le temps pour être là, tout beau, là où il faut être, exactement, sur la photo.

Cette posture, cette pose arrêtée de l’enfance fascine en premier. Notre époque, à travers ses représentations, saisit les corps dans leurs mouvements, leur aisance, leur liberté… l’immobilité, a contrario, signe la mort. Entre les deux, se tient le fantôme.

C’est bien cela que Corinne de Battista a vu, reconnu, ce fantôme-là, un peu guindé, qui ne sourit pas et qui pose gravement – pour elle. Quand on écrit on a toujours un fantôme assis à côté de soi, disait Julien Gracq, et pour reprendre la totalité de son texte en l’adaptant à la création picturale:

 » La toile ne vit que par le genre de liberté que lui donne l’espace et la couleur, utilisés selon leurs vraies pouvoirs, mais elle n’est tirée du néant que par la contrainte qu’impose de bout en bout au peintre une image exigeante, une obsession non entièrement picturale dans sa nature. « Adorable fantôme qui m’as séduit, lève ton voile ! » supplie le peintre – mais l’invisible apparition lui met en mains le pinceau.

Pas si simple.

Il faut d’abord que Corinne de Battista négocie – avec l’émotion. Il faut que les photos, les personnages la touchent au cœur, mais un cœur de peintre qui ressent, au-delà de la chose vue, la possibilité d’une œuvre ; au-delà des archives de la vie, l’autre vie possible, celle de la peinture, de l’espace temps recomposé. Elle dit que la sélection est rapide, que certains éléments sont déterminants, les regards, les postures, les tenues… ainsi le futur modèle apparaît, se dessine, et, droit dans les yeux, semble dire au peintre : « Regarde, c’est moi ! ». Plus qu’une sélection, c’est une reconnaissance mutuelle.

C’est après que le travail commence.

Dans un premier temps un travail d’épure, une manière de chirurgie, avec ordinateur, scanner, logiciel et filtre informatique, pour extraire de la photographie, de l’histoire, du temps embrouillé, son centre de gravité, de fixité, son schéma sensible, l’adorable fantôme qui attend, du peintre, sa mise à jour, sa mise en vie, et là il faudra que chacun tienne sa promesse : le fantôme d’apparaître et le peintre de peindre…

Ainsi De Battista travaille-t-elle – à deux, elle et son fantôme. En cela elle s’apparente à tous les créateurs, sauf que pour elle, le fantôme est à la fois sujet et objet de sa peinture, une peinture qui, au-delà, construit un visuel de l’apparition.

"La Mascarade" - Corinne de Battista
« La Mascarade » – Corinne de Battista

Une construction très élaborée, méthodique, qui passe par l’étude du personnage, le tracé de ses contours sur la toile comme autant de limites et découpes du territoire à peindre, puis, de la valeur la plus foncée à la plus claire : la mise en lumière. Corinne de Battista dit que cette phase préparatoire est lente et laborieuse, mais qu’il y a dans ce « labeur », un délassement, une sensation de temps bienveillant, nécessaire avant d’affronter le corps même de son sujet, le corps du fantôme.

Mais, au fait, ça apparaît comment un fantôme?

"Petite fille aux oiseaux" - Corinne de Battista
« Petite fille aux oiseaux » – Corinne de Battista

Douloureusement, répond-t-elle. Parce que, désormais, elle va travailler le « personnage » et « le fond sur lequel il va apparaître » en même temps, dans une recherche d’équilibre entre apparition et disparition, naissance et mort… « Dans ces moments-là, je suis comme sur une brèche et, de chaque côté, se tient le ravin » confie-t-elle. Son travail sur les masses, la densité des fonds, les montées chromatiques, les recouvrements successifs, tout son art de « la fixité » va alors s’employer à lutter contre le vertige pour mettre en place, en peinture, en vie, l’apparition…

« Vous l’avez-vu ? » ainsi nomme-t-elle l’une de ses toiles représentant une petite fille qui, assise sur une chaise, désigne du doigt le lapin qui passe au-dessus de sa tête.

"Vous l'avez-vu ?"
« Vous l’avez-vu ? » – Corinne de Battista

Oui, on l’a vu, on a même vu le fantôme qui voit le fantôme, et pourtant, par essence, les fantômes sont incertains, inconstants, là et déjà évanouis, vrais et pourtant illusoires, mais De Battista, justement, peint cette hésitation de leur être, leur flottement, entre mémoire et oubli, et, tandis qu’elle montre à la fois leur présence et leur dissolution, elle révèle leur géométrie :  la fixité et le flou.

"Soeur et Frère" - Corinne de Battista
« Soeur et Frère » – Corinne de Battista

Dans l’une de ses dernières toiles, «  Soeur et Frère », le flou s’insinue sur la gauche, sur le personnage du petit garçon qui commence à s’effacer, on dirait que la toile se dilue, une dilution d’aquarelle, tandis qu’apparaît au premier plan une figure géométrique, une sorte de cube déplié dont la présence semble incongrue ; c’est là une toile exemplaire, presque conceptuelle, qui montre sur un même plan, le flou et, à côté, une forme détachée, purement géométrique, intellectuelle, une forme d’idée. Car, à défaut d’exister, les fantômes naissent quand même de « quelque part », d’une toile de fond émotionnelle, mais aussi, comme la peinture, comme l’art, ils naissent d’une idée – de mort et d’immortalité – ils sont « cosa mentale »

Corinne de Battista, dans son parcours de peintre, achemine ses personnages vers « cette mise à distance », elle installe leur géométrie, leur langage pictural, leur identité d’énigme que sa peinture explore.

Certes, on peut toujours dire de ses personnages qu’ils sont des doubles, des sosies, des miroirs, des rêves, des bouffées de mémoires, on peut décliner tout le glossaire de la psychanalyse, sauf que Corinne de Battista est avant tout un peintre et qu’il n’existe aucun fantôme – revenu du froid mortel – sans créativité brûlante.

Elisabeth Préault – préface du Catalogue d »exposition de Corinne de Battista / Sept 2013

Site de Corinne de Battista

Exposition personnelle Galerie ESPE Confluence(s), Lyon

Lieu : Galerie ESPE Confluence(s)
5 rue Anselme
69004, Lyon
Tél : 0472073074
http://iufm.univ-lyon1.fr/confluences/exposition-a-suivre

  • Bibliographie Elisabeth Préault
  • Julius Terman – Roman – Edition Balland – 1992
  • Les Visages Pâles – Roman – Editions Gallimard – 1997
  •  » Les Hybrides  » – Babel, la Géométrie des Enigmes, l’oeuvre de Jean-Claude Meynard – Editions Fragments Internationales – 2010
  •  » Les Effacées » – Préface du catalogue du sculpteur Pascal Bazilé, pour l’exposition « Fleurs de Fer », Galerie Claudio Botello, Turin, Italie, 2011 
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Jean-Claude Meynard et Joël Stein… géométries en duo.

Jean-Claude Meynard et Joël Stein vus par Philippe Vermes

Jean-Claude Meynard et Joël Stein – Deux géométries exposées en 2001  à la galerie Lavignes Bastille. Photo Philippe Vermes.

 Article H.F.Debailleux sur Jean-Claude Meynard et Joël Stein

L’INFINI MIS EN ABÎME

4 avril 2001 à 00:23

Par DEBAILLEUX HENRI-FRANÇOIS

L’infini, c’est un peu comme Rome: plusieurs chemins peuvent y mener. Et au moins deux, comme le met très bien en perspective cette exposition qui confronte les démarches de Joël Stein (né en 1926) et de Jean-Claude Meynard (né en 1951).

Au rez-de-chaussée de la galerie, une sélection d’oeuvres datées de 1960 à 1981 rappelle le parcours de Joël Stein, qui fut l’un des fondateurs (aux côtés de François Morellet notamment) du Grav (Groupe de recherche d’art visuel, créé en 1960, à Paris, et dissous en 1968). Elles s’amusent d’Accélération optique (titre d’une pièce), de compositions avec des trames, des labyrinthes, des trièdres… pour mettre en place des jeux visuels et des perspectives infinies.

Au premier étage, les oeuvres de Jean-Claude Meynard introduisent, elles, à une autre géométrie, non euclidienne celle-là, puisqu’il s’agit de la géométrie fractale. Celle avec laquelle Meynard (pilier du Mouvement fractal, créé en 1994) travaille depuis plus de dix ans, comme le rappelle en introduction la toile Cristaux (de 1991), suivie de quelques autres de différentes séries et surtout les toutes récentes. On y retrouve le travail sur la complexité, la mise en abîme, l’autosimilarité, les jeux d’échelle, le réseau qui anime la recherche de l’artiste, mais encore plus poussé qu’auparavant. Réalisées en impression numérique sous Plexiglas et en relief, elles saturent l’espace d’excès visuels (de signes, de lignes, de formes) et d’arborescences, pour évoquer l’effet papillon, qui, de fil en aiguille et de la chrysalide à la lumière, se cristallise lui-même en papillon et ainsi de suite. Spirales sans fin pour ouvrir de nouvelles perspectives et de nouveaux infinis, des plus petits aux plus grands et vice versa.

Galerie Lavignes-Bastille. 27, rue de Charonne, 75011.

 Jean-Claude Meynard et Joël Stein - Joël Stein et Jean-Claude Meynard - Le Grav, le Fractal... deux géométries en duo - Photo de Philippe Vermes

Jean-Claude Meynard et Joël Stein, Joël Stein et Jean-Claude Meynard – Le Grav, le Fractal… deux géométries en duo exposées en 2001 à la galerie Lavignes-Bastille – Photo Philippe Vermes

            

 

Ca’Nigra Lagoon Resort et Jean-Claude Meynard

Ca'Nigra Lagoon Resort, Venise - Jean-Claude Meynard - Sculptures - " Les Transparences Fractales"  - Installation Biennale Venise 2007

Ca’Nigra Lagoon Resort, Venise – Jean-Claude Meynard – Sculptures –  » Les Transparences Fractales » – Installation Biennale Venise 2007

Ca'Nigra Lagoon Resort, Venise - Jean-Claude Meynard - Sculptures - " Les Transparences Fractales"  - Installation Biennale Venise 2007

Ca’Nigra Lagoon Resort, Venise – Jean-Claude Meynard – Sculptures –  » Les Transparences Fractales » – Installation Biennale Venise 2007

Ca'Nigra Lagoon Resort, Venise - Jean-Claude Meynard - Sculptures - " Les Transparences Fractales"  - Installation Biennale Venise 2007

Ca’Nigra Lagoon Resort, Venise – Jean-Claude Meynard – Sculptures –  » Les Transparences Fractales » – Installation Biennale Venise 2007

Ca'Nigra Lagoon Resort, Venise - Jean-Claude Meynard - Sculptures - " Les Transparences Fractales"  - Installation Biennale Venise 2007

Ca’Nigra Lagoon Resort, Venise – Jean-Claude Meynard – Sculptures –  » Les Transparences Fractales » – Installation Biennale Venise 2007

Présentées à Ca’Nigra Lagoon Resort pour la Biennale de Venise 2007, ces trois grandes lames de verre de hauteur croissante diffractent, comme des cristaux, un même motif répété infiniment.  Ce motif, atome majeur, est une silhouette humaine qui circule à l’intérieur et autour de cubes construits en effet d’optique.

Au cœur de cette trinité visuelle, l’homme est un jeu d’illusion, une géométrie virtuelle, un homme-cristal, instable, précaire, qui joue et déjoue la lumière du grand Canal de Venise.

MEYNARD VU PAR …

 Jean-Claude Meynard et Joël Stein vus par Philippe Vermes Vermes - Exposition Lavignes Bastille " Les Infinis " - Paris

André Campana et Jean-Claude Meynard  devant  le tableau " Le FLIPPER"    de Meynard à l'arrière plan - 2011

André Campana et Meynard devant le tableau  » Le FLIPPER » à l’arrière plan – « Le Flipper » appartient à l’époque hyperréaliste de Meynard – 1973 –

Meynard devant une toile de Jacques Poli - Exposition Jacques Poli à la Vllla Tamaris - 2012

Meynard devant une toile de Jacques Poli – Exposition Jacques Poli à la Vllla Tamaris – 2012

Meynard - Tournage du films sur la sculpture "World" - Novembre 2012 -

Meynard – Extrait tournage du films sur la sculpture « World » – Novembre 2012 –

Meynard - Tournage du film sur la sculpture "World" Novembre 2012

Meynard –  Extrait tournage du film sur la sculpture « World » Novembre 2012

Meynard - Extrait film sur la sculpture "World" -

Meynard – Extrait film sur la sculpture « World » –

Meynard - Interview - exposition " World Champagne" - Octobre 2011

Meynard – Interview – création de la sculpture  » World Champagne » –  Champagne Joël Michel – Brasles – Octobre 2011

 

DEMEURES FRACTALES DE MEYNARD – Les Corps Fractals

« LES CORPS FRACTALS », GALERIE MARETTI ARTE MONACO

DECEMBRE 2006 / JANVIER 2007

Les « Corps Fractals » sont la première Demeure Fractale conçue par Meynard selon un mode opératoire qu’il développera par la suite pour d’autres demeures : investissant un lieu (Musée, Centre d’Art, Galerie…) il en rompt la géométrie et, selon le processus de réplication fractale, démultiplie les perspectives, les plans, les espaces… Au cœur de cette déstructuration très organisée, il insère des tableaux, des sculptures, des créations graphiques, comme d’autres espaces possibles, d’autres imaginaires qui se font échos et font échos à l’ensemble.

Dans ces demeures fractales, l’unique repère, le point fixe, reconnaissable, est une silhouette humaine, une sorte de double, à la fois figure graphique du peintre et graphe universel de l’homme.

Cette silhouette humaine icônique  – homme debout de dos, marchant – va servir de référent majeur aux «  Corps Fractals ». Choisie comme matrice, la silhouette va se propager, se multiplier et démultiplier en d’infinis corps fractals qui vont occuper tout l’espace de la galerie ainsi que les espaces environnants, y compris la rue.

Christian Maretti, très intéressé par le projet, acceptera que la totalité des murs de sa galerie soient « sérigraphiés » et que les corps fractals tracent une immense arborescence dans l’espace.

Des tableaux prendront place sur l’arborescence elle-même jusqu’à – apparaître/disparaître – comme des échos.

La galerie Maretti deviendra alors une caisse de résonnance fractale.

Demeure Fractale " Les Corps Fractals" - Meynard - 2006 - Monaco -

Demeure Fractale  » Les Corps Fractals » – Meynard – 2006 – Monaco –

Demeure Fractale - Les Corps Fractals - Meynard - Monaco 2006... ensemble fractale : oeuvres fractales positionnées sur des murs de sérigraphies... interdépendance oeuvres espace.

Demeure Fractale – Les Corps Fractals – Meynard – Monaco 2006… ensemble fractale : oeuvres fractales positionnées sur des murs de sérigraphies… interdépendance oeuvres espace.

Demeure Fractale - Les Corps Fractals - Meynard - Monaco 2006... ensemble fractale : oeuvres fractales positionnées sur des murs de sérigraphies... interdépendance oeuvres espace.

Demeure Fractale – Les Corps Fractals – Meynard – Monaco 2006… ensemble fractale : oeuvres fractales positionnées sur des murs de sérigraphies… interdépendance oeuvres espace.

Demeure Fractale " Les Corps Fractals" - Jean-Claude Meynard - 2006 - Monaco -

Demeure Fractale  » Les Corps Fractals » – Jean-Claude Meynard – 2006 – Monaco –

Demeure Fractale - Les Corps Fractals - Meynard - Monaco 2006... sur un mur de sérigraphies aux corps fractals, l'oeuvre "L'Escalier"

Demeure Fractale – Les Corps Fractals – Meynard – Monaco 2006… sur un mur de sérigraphies aux corps fractals, l’oeuvre « L’Escalier »

Demeure Fractale " Les Corps Fractals" - Jean-Claude Meynard - 2006 - Monaco -

Demeure Fractale  » Les Corps Fractals » – Jean-Claude Meynard – 2006 – Monaco –

Demeure Fractale " Les Corps Fractals" - Jean-Claude Meynard - 2006 - Monaco -

Demeure Fractale  » Les Corps Fractals » – Jean-Claude Meynard – 2006 – Monaco –

Demeure Fractale " Les Corps Fractals" - Jean-Claude Meynard - 2006 - Monaco -

Demeure Fractale  » Les Corps Fractals » – Jean-Claude Meynard – 2006 – Monaco –

Demeure Fractale "Les Corps Fractals" - Meynard - L'oeuvre "Aquarius" est positionnée sur un mur sérigraphie - 2006 - Monaco

Demeure Fractale « Les Corps Fractals » – Meynard – L’oeuvre « Aquarius » est positionnée sur un mur de sérigraphies  – 2006 – Monaco

Demeure Fractale " Les Corps Fractals" - Jean-Claude Meynard - 2006 - Monaco -

Demeure Fractale  » Les Corps Fractals » – Jean-Claude Meynard – 2006 – Monaco –

Demeure Fractale  "Les Corps Fractals" - Meynard - 2006 - Monaco.  Les oeuvres « Icares » sont positionnés sur un mur de sérigraphies démultipliées…

Demeure Fractale « Les Corps Fractals » – Meynard – 2006 – Monaco. Les oeuvres « Icares » sont positionnés sur un mur de sérigraphies démultipliées…

Demeure Fractale " Les Corps Fractals" - Jean-Claude Meynard - 2006 - Monaco -

Demeure Fractale  » Les Corps Fractals » – Jean-Claude Meynard – 2006 – Monaco –

Demeure Fractale " Les Corps Fractals" - Jean-Claude Meynard - 2006 - Monaco -

Demeure Fractale  » Les Corps Fractals » – Jean-Claude Meynard – 2006 – Monaco –

DEMEURE FRACTALE AU GRAND PALAIS – PARIS

Au Grand Palais, dans le cadre de Art Paris, la galerie Riff Art Projects présente une Demeure Fractale de Meynard.

BABEL

Du 18 au 22 Mars 2010

Demeure Fractale  » Babel »  de Meynard – Grand Palais – Art Paris – 2010

Demeure Fractale  » Babel » de  Meynard – Grand Palais – Art Paris – 2010

Demeure Fractale  » Babel » de Meynard – Grand Palais – Art Paris – 2010

Demeure Fractale de Meynard – Grand Palais – Art Paris – 2010

Meynard travaille depuis plusieurs années sur le mythe de Babel; en toute logique il était normal qu’il fasse de Babel : une Demeure Fractale.

Meynard utilise tout l’espace du stand du Grand Palais et sa géométrie fractale rompt les perspectives et multiplie les plans, les espaces et les lignes d’horizon. Au cœur même de cette déstructuration organisée, il insère des tableaux et des sculptures comme autres figures de l’infini qui se font échos et font échos à l’ensemble… les spectateurs peuvent pénétrer à l’intérieur de la demeure fractale, circuler dans à ses formes, en devenir les passagers…

L’unique repère, dans toute la complexité de cette vaste représentation, est la silhouette humaine : présence récurrente qui s’inscrit dans cette Demeure Fractale comme une figure énergétique.

 

 

 

French city Valbonne Sophia Antipolis last acquisition of Jean-Claude Meynard’s sculpture :  » WORLD »

Located at the junction of the historic old village and the new neighbourhood, Meynard’s « WORLD » sculpture stands like a landmark between time and space.

Made from a fractal whose matrix is a pattern of human silhouettes, this black & white sphere is 2.80 metres high and sits on a steel cradle, composing an architecture of human solidarity.

« WORLD » IS A HUGE COMPASS WHOSE ONLY CARDINAL DIRECTION IS MAN 

 Within the artist’s works, « WORLD » belongs to the Babel series.

Babels were presented in China (Shenzhen, 2008), Turkey (Istanbul, 2009), Italy (Venice, Sermione, 2009) and France (Art Paris at the Grand Palais & Villa Tamaris, 2010).

Three Babels have already been installed in France.