» L’Animal fractal que je suis », le livre de Jean-Claude Meynard

Mis en avant

26 octobre 2018, les éditions Connaissances et Savoirs annoncent la parution du livre de J-C. Meynard :  » L’Animal fractal que je suis », sous-titré, l’homme et la complexité du réel. 

Bonne couverture copie 3

Avec  » L’Animal fractal que Je suis « , intitulé qui pose d’emblée une redéfinition de l’homme, l’artiste nous invite à reconfigurer, avec des outils nouveaux, une nouvelle géométrie, notre vision du monde.

Deux grandes parties composent le livre : un  » abécédaire  » qui décline, par mots-clés, les facettes multiformes du travail de l’artiste, et  » Pour suivre  » qui regroupe, par thèmes, les différents écrits critiques et analytiques qui, depuis 35 ans, ont jalonné son parcours de plasticien.

Comme le fait remarquer Jean-Claude Chirollet,  » L’Animal fractal que Je suis » est un livre à double entrée. C’est à la fois un ouvrage très personnel – l’artiste utilise le  » Je » et se révèle dans son intimité de créateur – et aussi une véritable réflexion sur les rapports entre la science et l’art.

Extrait du livre ( page 24)

 » Depuis trente cinq ans, mon œuvre s’est construite de métamorphoses en métamorphoses, comme une spirale répétant la même courbe, le même questionnement – un questionnement existentiel figuré sous la forme d’une silhouette humaine circulant inlassablement dans la complexité du monde.  Quant à moi, pour ne pas stopper ma course picturale, pour échapper à l’immobilisme de toutes définitions, pour libérer mes propres métamorphoses, mes propres avatars, j’ai ouvert ma frontière d’homme, j’ai brouillé les territoires et me suis nommé : Animal Fractal… »

Informations complémentaires

Ce livre existe à la vente au format papier et au format numérique (eBook). Il est disponible à la commande dans toutes les librairies, et Fnac, Amazone, etc

 

Jean-Claude Meynard présente son œuvre  » Machine animale » et son film  » Rébus » à la Villa Tamaris pour l’exposition collective :  » l’ Image en Morceaux « 

 » L’IMAGE EN MORCEAUX « 

Exposition collective  du 15 juin au 16 Septembre 2018 

Commissariat : Évelyne Artaud, Robert Bonaccorsi 

  VILLA TAMARIS CENTRE D’ART

la Seyne sur Mer – Var – France


Jean-Claude Meynard présente son œuvre hybride 

 » Machine Animale  » et son film  » Rébus » 

 » Machine Animale « , triptyque, 130 x 535 cm   – 2018 

Partie centrale  » Asphalte  Jungle « ,  peinture acrylique sur toile 130 x 195 cm – 1978

Les 2 parties latérales   » Babel Algoritme « , impression numérique sur plaque d’aluminium brossée 130 x 170 cm –  2018

Film  » Rébus » 

D’ICARE A PEGASE – JC MEYNARD

Mis en avant

DE L’ORIGINE D’UNE MÉTAMORPHOSE

La série des ICARES –  1998 

1998 Icare 1-120x120cm Web

ICARE I de Jean-Claude Meynard – 1998 – 120 x 120 cm – Oeuvre en plexiglas construite en reliefs

Icare de Jean-Claude Meynard - 1998 - 120 x 120 cm - Oeuvre en plexiglas

ICARE II de Jean-Claude Meynard – 1998 – 120 x 120 cm – Oeuvre en plexiglas construite en reliefs

Icare 3 de Jean-Claude Meynard - 1998 - 120 x 120 cm - Oeuvre en plexiglas construite en reliefs

ICARE III de Jean-Claude Meynard – 1998 – 120 x 120 cm – Oeuvre en plexiglas construite en reliefs

Icare I de Jean-Claude Meynard - 1998 - 120 x 120 cm - Oeuvre en plexiglas construite en reliefs

ICARE IV  de Jean-Claude Meynard – 1998 – 120 x 120 cm – Oeuvre en plexiglas construite en reliefs

LES ICARES de Jean-Claude Meynard à l'Abbaye du Ronceray

MEMOIRE D’ICARE de Jean-Claude Meynard, installation  à l’Abbaye du Ronceray

MEMOIRE D’ICARE   –  INSTALLATION FRACTALE DE MEYNARD – ABBAYE DU RONCERAY, Angers, Maine et Loire, France – 1998.

En 1998, JC Meynard investit le chœur de l’Abbaye du Ronceray avec la série des « Icares » : 10 tableaux en relief réalisés en altuglas et métal de 120 cm x 120 cm.

Les corps démultipliés d’Icare sont suspendus en équilibre dans l’espace ; ces tableaux-sculptures sont pris dans un enroulement où la figure d’Icare, selon le principe fractal, se développe sans fin. Icare est à la fois celui qui s’élève et celui qui tombe, par essence, son mouvement est donc perpétuel. Meynard enroule son « Icare » dans une spirale où il peut se mouvoir, s’envoler, chuter, et s’envoler à nouveau. Dans une spirale, où est le haut ? Où est le bas ? Où est l’envol ? Où est la chute?

DE L’ORIGINE D’UNE MÉTAMORPHOSE

LE PEGASE –  2014

Pégase de Jean-Claude Meynard 2014 ( Série Bestiaire Fractal)

Pégase de Jean-Claude Meynard – 2014 –  120 x 160 cm –  Série Bestiaire Fractal

 » JE ME PROPOSE DE DIRE LES METAMORPHOSES DES FORMES  EN DES CORPS NOUVEAUX « 

Première phrase des  » Métamorphoses » d’Ovide* 

Jean-Claude Meynard a crée son PEGASE avec la démultiplication fractale d’une silhouette humaine aux quatre membres déployés, reprise métamorphosée de son ICARE des années 1998.

Son PEGASE, figure animale mythique, a donc été composé par un autre mythe :  L’ICARE. Cette abolition des territoires, ce glissement d’un mythe à un autre, oblige à une nouvelle imagination… La figure fractale crée par Meynard : mi Pegase mi Icare, mi animal mi homme, par sa double configuration renvoie à l’incertitude ontologique de toute identité, fut-elle mythique.

Il y a là une aire de jeu rêvée pour un plasticien que de pouvoir ainsi reprogrammer les mythes jusqu’à inventer une mythologie nouvelle.

Comme l’écrit, GianCarlo Pagliasso, critique d’art et professeur en esthètique de l’art, les animaux de Meynard renouvellent l’iconographie traditionnelle en rendant perceptible l’articulation entre le naturel et l’historique, le symbolique et le réel. C’est en cela que son travail est le plus remarquable : esquisser l’insertion de l’infini dans le fini plutôt que de présenter une forme définitive, fermée à tout interprétation. Parmi l’un des premiers en France à avoir saisi les potentialités de la démarche fractale pour la création artistique, il en a aussi exploré toutes les implications en en faisant un outil de recherche et de découverte. Il a pu ainsi interroger la complexité et le caractère chaotique des phénomènes physiques en vue d’une meilleure compréhension du monde.

* Traduction de Georges Lafaye

Le  » PEGASE »  de JC Meynard fait parti des « Métamorphoses, le Bestiaire Fractal ». Il a été exposé à de nombreuses reprises :

En France, Paris, Galerie Dumonteil – Juin 2015

En Chine, Hong Kong, Fine Art Asia –  Octobre 2015

En Italie, exposition muséale à Andora, au Palais Tagliaferro, Solo Show « L’animal Fractal que je Suis » – Octobre à Décembre 2015

En Chine, Shanghai, Galerie Dumonteil-Shanghai – Mars/ Avril 2016

En Chine, Hong Kong, Art central Hong Kong – 22 au  27 Mars 2016

Présentation du  » PEGASUS  » de Jean-Claude Meynard – Hong Kong – Fine Art Asia 2015 – DU 4 AU 7 October

 

 

L’oeuvre  » Pégasus » appartient au Bestiaire Fractal – Série des Métamorphoses.

Elle a été présentée la première fois à Paris chez Pierre et Roxane Dumonteil au mois de Juin 2015

Son exposition à Hong Kong se fait dans le cadre de FINE ART ASIA.Fine Art Asia Invitation Web

Le Cerf – Bestiaire de Jean-Claude Meynard

 » Dans chaque homme il y a un animal qui danse…. »

LE CERF DE JEAN-CLAUDE MEYNARD

Titre de l’oeuvre :  » L’arborescence du Cerf « 

Bestiaire Fractal de Jean-Claude Meynard - L'arborescence du Cerf - 110 x 54 - Impression numérique argentique sous diasec - 2014

Bestiaire Fractal de Jean-Claude Meynard – L’arborescence du Cerf – 110 x 54 – Impression numérique argentique sous diasec – 2014

Jean-Claude Meynard – « Art Elysées » chez Lelia Mordoch – 23 au 27 octobre 2014

Annonce Art Élysées WEB

Identité 2001 130x130cm

Oeuvre présentée  » IDENTITÉ » – Géométrie en relief, architecture plexigas, 130 cm x 130 cm –

258fe-vue2b2

Meynard à « ART ELYSÉES » chez Lelia Mordoch – vue d’ensemble du stand – 23 au 27 Octobre 2014

Matrice -2001 - Architecture en plexiglas 60x 60cm x 35 cm

Matrice -2001 – Architecture d’impressions numériques sous plexiglas 60 cm x 60 cm x 35 cm

« La Matrice de Babel » de Jean-Claude Meynard – Entre la science et l’art, vers une nouvelle mythologie du monde.


Babel

Par Lubica Gorcsosova, Cnam  – juin 2014

MATRICE

En hiver 2013, deux autobus de la commune de Valbonne transportent, outre les passagers habituels, une gigantesque silhouette fantomatique représentant l’homme qui se redresse et dont l’image semble se multiplier en grandissant jusqu’à l’infini.

Il s’agît de l’installation de l’artiste Jean-Claude Meynard achevant ainsi en mouvement son cycle des « Babels », qui décline en formes, matériaux et couleurs un seul et unique motif (celui même qui est visible sur les deux bus) – La Matrice de Babel ; conçue en 2007 d’abord sous la forme de simple lithographie en noir et blanc.

La série est présentée entre 2007 et 2013 lors des expositions en Italie, Chine, Turquie et en France. À ce jour quatre Babels sont installées sur le pourtour méditerranéen.

MYTHE DE BABEL

L’artiste s’empare du mythe biblique pour l’inverser, puis l’insérer dans sa propre vision du monde.

La Babel légendaire exprime la discordance et la désunion des hommes par les langues. Celle de Jean-Claude Meynard est un « symbole de concorde et de réconciliation », que figurent les silhouettes humaines de la matrice, qui forment une chaîne de solidarité, se soutenant mutuellement pour grandir. L’homme  devient l’élément d’un langage unique, englobant ainsi la complexité de l’univers dont il fait partie.

 

Ce concept est propre au mouvement artistique fractaliste que Jean-Claude Meynard rejoint à partir de 1994. Avec Susan Condé (écrivaine), Henri-François Debailleux (journaliste), Christine Buci-Glucksmann (philosophe), Edward Berko et neuf autres artistes, il signe en 1997 le Manifeste du fractaliste , et s’engage ainsi à abandonner « la rationalité euclidienne au profit de processus imprévus et non programmés ».

Selon ce groupe, seules les dimensions fractales conviennent pour décrire la complexité du monde tel qu’il se présente aujourd’hui (nouvelles technologies, mondialisation, création de réseaux, effet papillon).

La Babel de Meynard doit donc être considérée comme un objet fractal, un système auto-similaire se reproduisant à toutes les échelles, et la Matricecomme son algorithme. L’artiste applique ainsi sciemment dans son œuvre la forme et le fond de ce domaine des sciences mathématiques.

Une telle pénétration des principes de la géométrie fractale dans l’art est rendue possible une grande partie grâce au mathématicien franco-américain

Benoît B Mandelbrot (1924 ; 2010) – « père » des fractales, que Jean-Claude Meynard rencontre par ailleurs personnellement à plusieurs reprises.

Monstres et fées

La personnalité de Mandelbrot relève aujourd’hui d’un mythe, un mythe mathématique.

Dans le monde paisible des mathématiciens sévissaient des monstres effrayants sans nom. Surgissant à l’improviste de l’univers des hommes, trop compliqués, ils refusaient de s’adapter aux lois élégantes de la géométrie euclidienne. C’est alors qu’un polytechnicien français se met à les observer essayant de mieux les connaître, puis leur offre un nom: « fractale » (néol. du lat. « fractus » ; brisé, irrégulier ; utilisé pour la première fois 1974). Non seulement il réussit à les apprivoiser, mais les transforme en bonnes fées d’une beauté inouïe, avant de les renvoyer dans le monde des hommes.

Mandelbrot est le fondateur incontestable de cette nouvelle branche de mathématiques, même s’il n’est évidemment pas le seul héro de l’histoire ; beaucoup de scientifiques ont participé à l’étude des fractales (citons au moins Gaston Maurice Julia dont l’ensemble est le plus connu du grand public).

En plus, il participe activement à la vulgarisation de son travail (en décousant ainsi avec l’élitisme scientifique) et à la quête de nouveaux champs d’applications pour les fractales. Ces derniers sont nombreux, de l’astronomie, par la géologie (étude du relief, structures de roches, avalanche) ; la paléontologie (loi de puissance des apparitions et extinctions d’espèces) ; la médecine (structure des poumons, battements du cœur) ; la météorologie (nuages, banquise, vagues scélérates, turbulences, structure de la foudre) ; la volcanologie (prévision d’éruptions volcaniques, tremblements de terre) ; les sciences humaines (structure urbaine, évolution démographique) ; l’informatique (compression d’images) ; jusqu’à l’économie et les variations du marché de la bourse, sans oublier le domaine des arts. Et cette liste est loin d’être exhaustive !

Mais c’est le côté esthétique qui séduit le plus en dehors des cercles de spécialistes. Grâce aux nouveaux outils informatiques les algorithmes fractals dévoilent leur beauté vertigineuse.

Cet aspect artistique du travail de Benoît B Mandelbrot renoue avec l’approche scientifique de Jean-Claude Meynard. Le mathématicien s’interroge sur la phrase « au commencement était le verbe », qui devrait peut-être devenir « au commencement était l’image » ; l’artiste déclare : « Si la connaissance est scientifique, alors il faut proposer l’art comme un mathématicien ».

L’osmose entre la science et l’art, ne pourrait-elle pas constituer le langage universel du savoir ?

CHAOS ET COMPLEXITE

Les deux hommes nous offrent, chacun à sa façon une vision enthousiaste du progrès.

Face à un monde qui tourne à toute allure, saturé d’informations, subissant de nombreux effets pervers des avancées technologiques, nous pouvons nous sentir désorientés, ne trouvant plus le point au quel s’accrocher pour résister à sa force centrifuge. De centre, selon la philosophie fractaliste, il n’y en a point.

Par contre, Jean-Claude Meynard nous  propose une boussole – World,  et à travers  la Matrice de Babel replace l’homme dans l’univers. Il se sert des mythes pour véhiculer le message de l’espoir, l’espoir en l’humanité sur le chemin de la connaissance.

Trop utopiste peut-être… Mais serait-ce vraiment inconcevable de croire aujourd’hui que le monde ne va pas si mal ?

la Lucarne ▄ – http://ateliercst.hypotheses.org –

Posté par Michel Lette – Cnam